Contexte

Interpeace a commencé à travailler en Libye en 2011 à partir d'un processus approfondi d'acteurs et de cartographie des problèmes qui couvrait l'ensemble du pays. En conséquence directe de cet engagement, Interpeace a développé un programme visant à établir une infrastructure pour la paix en Libye avec une phase pilote dans le sud-ouest. En 2014, un processus de cartographie a été achevé grâce à l'aide de plus de 500 Libyens consultés dans le sud, sur leurs points de vue relatifs aux obstacles à la paix et à la stabilité dans le pays. Cependant, à la mi-2014, les tensions entre divers camps politiques libyens ont provoqué des violences qui se sont propagées de Tripoli à Benghazi et à d'autres régions du pays, ce qui a compliqué la poursuite des activités de programme comme prévu précédemment par Interpeace. Dans la perspective de la signature de l'accord politique libyen (LPA), Interpeace a repris son engagement fin 2015 avec un projet de « pacification ». Cette étude a mis en évidence les nombreuses communautés libyennes résilientes, mais moins visibles, qui sont restées relativement stables malgré le conflit. Il a également mis en lumière les facteurs qui contribuent positivement à cette résilience, indiquant ainsi des points d'entrée utiles pour les initiatives de stabilisation. S'appuyant sur cette recherche, le programme est entré dans sa seconde phase, qui vise à renforcer la capacité locale de résilience par le dialogue et vise à s'étendre aux communautés voisines dans le but de construire progressivement des poches de stabilité à travers le pays. Ces poches de stabilité contribueront directement et renforceront toute initiative de dialogue au niveau national ou international, puisqu'elles compteront sur les communautés locales pour leur succès.


But

Le programme vise à améliorer la cohésion sociale intracommunautaire et intercommunautaire en renforçant les capacités internes de gestion des conflits, en favorisant les relations État-société grâce à des échanges constructifs entre les autorités centrales et les communautés locales et en contribuant à l'émergence de communautés cohésives.

Reducing levels of conflict and violence

Between 2015 and 2016, six communities were covered by the peacemapping process. It has since grown to 13 communities where it has been leading regular consultative processes in the West and South. Consultations with various stakeholders and preparatory work is ongoing to expand further to an additional six communities in the East of the country. In 2018, the programme established a network of change agents, consisting of more than 50 community leaders / influencers from 12 communities in the West and South of Libya, who have been engaged and trained in conflict analysis and transformation, dialogue facilitation, conflict resolution, and are now leading efforts to reduce levels of conflict and violence within and between engaged communities, as well as strengthen intra- and inter-communal cohesion. Moreover, the culture of dialogue has been enhanced within and among communities engaged, some of the...

Ressources