Les jeunes, qui constituent la majoritĂ© de la population (65%) au Burundi, ont Ă©tĂ© trĂšs affectĂ©s par les cycle de violence prolongĂ©e. Ils ont Ă©tĂ© exposĂ©s directement Ă  celle-ci de mĂȘme qu’à la participation volontaire ou forcĂ©e dans les groups armĂ©s et les milices ou encore Ă  davantage de vulnĂ©rabilitĂ© Ă  la manipulation politique.

Ils souffrent Ă©galement de la propagation intergĂ©nĂ©rationnelle des traumatismes, du manque de possibilitĂ©s d’éducation, d’emplois ou d’options de revenus. Le programme oeuvre Ă©troitement avec des jeunes affiliĂ©s avec diffĂ©rents partis politiques, dialoguant avec eux au travers de l’encadrement, les dĂ©bats et l’établissement de collectifs pour l’action pour promouvoir des processus Ă©lectoraux pacifiques. Parmi ses succĂšs importants, les jeunes au-delĂ  des divisions de partis ont combattu les rumeurs et les stĂ©rĂ©otypes, attĂ©nuant les conflits potentiels avant mĂȘme qu’ils ne dĂ©marrent. Ils ont Ă©galement lancĂ© des projets et des rĂ©seaux communs de leur propre initiative. Par exemple, la crĂ©ation d'un CoopĂ©rative des jeunes unis pour le dĂ©veloppement intĂ©gral (CJUDI) qui rassemble des personnes de diffĂ©rents partis politiques travaillant dans la province de Ngozi a vu ces collectifs oeuvrant Ă  des initiatives communautaires et entrepreneuriales et par consequent renforçant la cohĂ©sion sociale