Les étudiants réunis avec les autorités et dirigeants communautaires pour une sortie de crise en Ituri

9 février, 2023

Les jeunes ont toute leur part pour atteindre une paix durable dans la province de l’Ituri, en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC). Pour renforcer la collaboration avec les autoritĂ©s, des Ă©tudiants ont rencontrĂ© le 27 janvier 2023 les leaders de Bunia et une conseillĂšre du gouverneur lors d’une tribune d'expression populaire organisĂ©e Ă  l’UniversitĂ© de Bunia. A l’invitation du consortium constituĂ© d’Interpeace, d’Action pour la paix et la concorde (APC), du Pole Institute et du Centre pour la coopĂ©ration internationale de la New York University, des questions de paix et les dĂ©fis pour l’implication de la jeunesse ont Ă©tĂ© mis sur la table dans des Ă©changes sans tabou.

Les Ă©tudiants ont Ă©tĂ© appelĂ©s Ă  briser la peur pour que les enjeux sĂ©curitaires soient suffisamment dĂ©battus. Devant l’insistance des participants, IrĂšne Vahweka, conseillĂšre du gouverneur chargĂ©e des questions de la jeunesse, a expliquĂ© de son cĂŽtĂ© en quoi l’Etat de siĂšge est une opportunitĂ© pour ramener la paix dans la rĂ©gion. Pour elle, la question de la rĂ©silience et de la paix en Ituri implique surtout la participation de la jeunesse.

Selon Mme Vahweka, la dĂ©marche actuelle du gouverneur de province, avec certains partenaires, pour la mise en place de cadres de dialogue inter et intracommunautaire doit permettre d’éviter le pire.

 « Il ne faut pas croiser les bras, vous devez sensibiliser les autres jeunes Ă  accompagner l’Etat de siĂšge car sa rĂ©ussite permettra le dĂ©veloppement de l’Ituri », a-t-elle fait savoir.

Cette rĂ©union publique a permis Ă  plusieurs jeunes de s’exprimer librement devant les autoritĂ©s. Pour Daniel Ambunga, il faut rĂ©pĂ©ter rĂ©guliĂšrement ce format pour encourager les jeunes Ă  dĂ©noncer ce qui ne marche pas dans la rĂ©gion.

« Cette province est encore jeune. Elle a quatre grands groupes ethniques. Avec des conflits, on n’ira nulle part. Chez nous, on tue les gens tous les jours. Des espaces comme ça nous permettent de prĂ©senter la situation de notre milieu oĂč des rebelles circulent librement. Nous la jeunesse, nous sommes capables et notre contribution est de pouvoir s’exprimer Ă  travers de telles assises », affirme cet Ă©tudiant.

Cette rĂ©union publique a permis Ă  plusieurs jeunes de s’exprimer librement devant les autoritĂ©s. Pour Daniel Ambunga, il faut rĂ©pĂ©ter rĂ©guliĂšrement ce format pour encourager les jeunes Ă  dĂ©noncer ce qui ne marche pas dans la rĂ©gion.

« Cette province est encore jeune. Elle a quatre grands groupes ethniques. Avec des conflits, on n’ira nulle part. Chez nous, on tue les gens tous les jours. Des espaces comme ça nous permettent de prĂ©senter la situation de notre milieu oĂč des rebelles circulent librement. Nous la jeunesse, nous sommes capables et notre contribution est de pouvoir s’exprimer Ă  travers de telles assises », affirme cet Ă©tudiant.

Comme lui, EmĂ©rence est Ă©tudiante dans la mĂȘme universitĂ©. Elle se dit satisfaite des rĂ©ponses donnĂ©es Ă  ses diffĂ©rentes questions en lien avec le Processus de dĂ©sarmement, dĂ©mobilisation et rĂ©intĂ©gration communautaires (P-DDRCs) et son niveau d’avancement. Mais elle souhaite des actions concrĂštes.

Parmi les participants figurait Ă©galement le prĂ©sident du Conseil provincial de la jeunesse, Gentil kaniki. Il demande aux autoritĂ©s de toujours associer les jeunes aux processus de paix et salue l’organisation des tribunes d’expression populaire.

« C’est un moyen qui permet aux jeunes de prĂ©senter le vrai problĂšme et les dĂ©fis afin de proposer des pistes de solution en complicitĂ© avec les diffĂ©rentes parties prenantes », explique-t-il. Selon lui, il faudrait Ă©largir ces activitĂ©s vers l’intĂ©rieur de la province pour amĂ©liorer le lien entre les jeunes et les autoritĂ©s.

Cette tribune d’expression populaire entre dans le cadre du projet de soutien Ă  la mĂ©diation pour la rĂ©silience et la paix en Ituri et au Grand Nord-Kivu financĂ© par l’Union europĂ©enne.