Jeter les bases d’une paix durable au Burkina Faso : Analyse participative des facteurs de conflit et de résilience

 

Ce rapport analyse les principaux déterminants conflictuels au Burkina Faso, pays marqué par une escalade de la violence ainsi qu’un délitement de sa situation sécuritaire ces cinq dernières années. En effet, l’analyse de conflit qui a été menée dans le cadre du projet « Jeter les bases d’une paix durable au Burkina Faso : Analyse participative des facteurs de conflit et de résilience » financé par le Royaume des Pays-Bas a permis à la population Burkinabè d’identifier par elle-même les principaux facteurs du conflit, les sources de résilience et de faire des recommandations pour bâtir une paix durable. Cinq cent trente-huit personnes dans les treize régions du pays ont participé à l’analyse des facteurs de conflits et de résilience. Les données issues de ce diagnostic participative ont été complétées par une enquête quantitative menée auprès de deux mille trois cent quatre-vingt-seize personnes dans six regions du pays, dont les plus affectés par l’insécurité (disponible en ligne https://bfrn.elva.org/fr).

Faire face à l'escalade de la violence avec résilience au Burkina Faso

L'aggravation du conflit violent au Sahel perturbe la cohésion sociale au Burkina Faso. Mais une nouvelle recherche d'Interpeace a révélé qu'il existe également des preuves montrant la résilience individuelle et communautaire face à la violence croissante. Alors que beaucoup luttent pour y faire face, des défis pratiques liés aux problèmes structurels et conjoncturels à l'origine du conflit demeurent.

Un nouveau rapport d'Interpeace Burkina Faso a proposé des recommandations pour changer cela. Le peuple burkinabè a joué un rôle clé dans la mise en avant de ces propositions pour construire une paix durable.

« Ce rapport est une contribution importante, en termes d'information au gouvernement, dans l'élaboration d'une stratégie nationale de cohésion sociale. Il pousse également les partenaires au développement à structurer et à adapter leur soutien [au besoin] au Burkina Faso », explique Cheick Faycal Traoré, représentant d'Interpeace au Burkina Faso. Et d'ajouter : « Il définit une feuille de route concrète, qui, si elle est mise en œuvre, contribuera de manière significative à un retour à la paix ».

Le rapport sera lancé ce jeudi 29 avril 2021 dans la capitale, Ouagadougou. Il présente une analyse approfondie des causes sous-jacentes des conflits au Burkina Faso et des opportunités existantes de résilience, à la suite d'une recherche inclusive et participative menée dans les 13 régions administratives du pays.

« Le rapport explore les moyens de renouveler le contrat social au Burkina Faso. Il présente une compréhension holistique et nuancée de la situation à l'échelle nationale en mettant en évidence les problèmes transversaux à tous et les spécificités locales qui doivent être traitées », a expliqué M. Traoré. explained Mr Traoré.
Selon le rapport, la mauvaise gouvernance, les inégalités existantes d'accès aux opportunités, l'émergence de groupes locaux d'autodéfense, les stéréotypes ethniques, la perte de légitimité des autorités traditionnelles et certaines pratiques religieuses radicales ont perturbé la cohésion sociale et sont à l'origine de la rupture de confiance entre certains citoyens et l'État.

Les recherches ont commencé avant Covid-19 et se sont poursuivies pendant cette période de pandémie. Cette photo a été prise début 2020. Crédits photo : Interpeace Burkina Faso

Certaines opportunités de résilience identifiées incluent la culture de l'hospitalité qui fleurit encore dans la plupart des communautés burkinabè, les liens familiaux solides existants, les cadres de dialogue communautaire et interreligieux, les alliances entre différentes communautés et groupes ethniques et la participation active des services techniques de l'État et des organisations de la société civile dans la promotion de la cohésion sociale ainsi que le respect continu des autorités de l'État par les citoyens dans un contexte de méfiance croissante. Faire deux phrases ici.

Une étape majeure dans la construction d'une paix durable a été franchie grâce à ce rapport : la population, y compris celle directement touchée par l'insécurité, a joué un rôle plus actif dans un processus inclusif pour identifier les facteurs de résilience qui l’ unissent et proposer des recommandations qui, pour la première fois, définissent une feuille de route concrète pour renforcer la cohésion sociale et construire une paix durable.

Cette recherche menée par une équipe de chercheurs nationaux d'Interpeace Burkina Faso s'inscrit dans un projet de consolidation de la paix qui vise à jeter des bases solides pour une paix durable dans le pays, à travers une analyse participative des facteurs de conflit et de résilience en consultation et collaboration avec les Burkinabè. Le projet est soutenu par le Royaume des Pays-Bas.

Au total, 538 personnes des 13 régions administratives du pays ont pris part à l'analyse participative. Les données de ce processus ont été complétées par une enquête quantitative auprès de plus de 2 300 personnes dans quelque six régions du pays, dont les plus touchées par l'insécurité.

Les participants comprenaient des membres de la communauté, des autorités gouvernementales et traditionnelles, des dirigeants de groupes familiaux, communautaires et religieux, ainsi que des femmes, des jeunes et des représentants de la société civile, entre autres.

Les recommandations du rapport ont le potentiel de réduire les tensions croissantes, de prévenir la violence et de favoriser la cohésion sociale.

Lisez le rapport complet ici

Gestion des conflits fonciers en Côte d’Ivoire: « Le cadre de collaboration nous permet d’ouvrir le dialogue avec l’Etat pour trouver des solutions pour l’avenir de nos enfants »

Dans certains villages riverains des aires protégées et des forêts classées en Côte d’Ivoire, les tensions entre les agents forestiers et les habitants sont une source majeure de conflits. Les agents de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) ou de la Société de développement des forêts (SODEFOR) sont souvent considérés comme des agents de répression envoyés par l’Etat pour sanctionner les populations, et leur rôle dans la préservation est mal compris. De même, ces représentants de l’Etat perçoivent les communautés comme un danger pour l’environnement qu’ils s’évertuent à protéger. Le forum national sur la mise en œuvre apaisée et effective du processus de préservation des forêts classées et des aires protégées, organisé par Interpeace et son partenaire Indigo Côte d’Ivoire le 24 mars à Abidjan, a proposé des solutions durables à ce problème.

Les deux institutions ont tenu un évènement-clé pour clore le projet Participation à la Gestion du Foncier Rural (PAGEFOR) démarré en février 2019 et portant sur les dynamiques de conflits autour de ce processus, d’une part, et de celui de la délimitation des territoires de village (DTV), d’autre part. Le forum a attiré des décideurs politiques, dont la sénatrice chargée des questions relatives à l’environnement, Emilienne N’tamé Anikpo, des représentants des agences techniques chargées de la préservation, des organisations de la société civile et des acteurs internationaux. Cette réunion a permis de dresser le bilan du projet dont le premier objet était de contribuer à l’inclusivité, à la durabilité et à la bonne gouvernance des processus de préservation des aires protégées et des forêts classées tout en diminuant les tensions qui y étaient liées. Le projet s’est principalement déroulé dans quatre villages riverains de la forêt classée du Goin Débé (Cavally) et du parc national du Mont Péko (Guémon), à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Dans ces zones, des conflits latents existent entre la population et les agents de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) ou de la Société de développement des forêts (SODEFOR), qui affectent le vivre-ensemble et entravent la politique de préservation.

Parmi les progrès importants du projet, il convient de noter la création de cadres de collaboration qui ont permis de mener un dialogue structuré et régulier entre les représentants des communautés des villages de Paris-Léona (Cavally) et Bagohouo (Guémon), le chef de zone de l’OIPR ou de la SODEFOR et le sous-préfet. Ces formats ont favorisé un dialogue ouvert entre les parties prenantes afin d’instaurer la confiance et de trouver des solutions pour soulager les tensions.

« Avec l’expérience vécue avec Indigo, on a compris qu’il ne faut pas tout régler par la bagarre, qu’il faut s’asseoir avec les représentants de l’Etat pour débattre. Aujourd’hui, on arrive à s’entendre avec le sous-préfet, avec le chef du village. Le cadre de collaboration nous permet d’ouvrir le dialogue avec l’Etat pour trouver des solutions pour l’avenir de nos enfants. Au début, c’était pas pareil, on voyait l’OIPR comme l’ennemi numéro un.» - a commenté Nomane Yro , président du cadre de collaboration de Bagohouo.

Ces mécanismes ont participé à l’amélioration de la cohésion sociale dans ces localités en réduisant les tensions et les peurs entre les populations et les agents de l’OIPR et de la SODEFOR. Les citoyens ont désormais une meilleure compréhension du rôle des agents, de l’objectif de préservation et de ses moyens de mise en œuvre. Les agents communiquent mieux et plus régulièrement avec les populations et commencent à mettre en place des actions communes pour la préservation de l’environnement : « il faut mettre l’accent sur la collaboration avec les autochtones. Les tensions que nous avons pu baisser dans les localités, c’est avec le concours des populations » - a affirmé Desiré Tanoh , sous-préfet de Bagohouo.

« Indigo est venu pour mettre un cadre de collaboration en place pour travailler avec la SODEFOR. Ensemble, nous sommes allés à Ira [autre forêt classée] pour regarder comment la politique de reboisement avait été faite. Et nous avons compris. Paris Leona va reboiser la forêt classée du Goin Débé et l’Etat va venir voir» -  Jean-Baptiste Guei, Chef Adjoint du village de Paris-Léona.

Le forum national d’échange pour une mise en œuvre apaisée et efficace du processus de préservation des aires protégées et des forêts classées a présenté les résultats de la recherche menée par Interpeace et Indigo CI sur les défis et lancé une discussion sur les pistes de solution. Parmi les défis ont été identifiés les différences de compréhension du processus de préservation selon les parties prenantes ; les insuffisances de l’Etat dans l’application du processus ; la crise de confiance verticale entre populations et agents forestiers représentants l’Etat, née de ces mauvaises compréhensions et de cette insuffisance ; et la crise de confiance horizontale entre communautés, amplifiée par un sentiment de traitement inégal de la part des agents forestiers.

Crédit photo : Interpeace

Plusieurs pistes d’action ont été discutées en plénière pour répondre à ces défis, dont  : la nécessité de générer une compréhension partagée entre populations, autorités et agents forestiers du cadre politico-légal entourant le préservation ; la création de formats de dialogue inclusifs et de collaboration entre parties prenantes ;  ou encore la promotion d’une cacaoculture écologiquement et socialement durable. A l’avenir, les résultats de cette rencontre permettront de poursuivre la réflexion sur la pertinence, la faisabilité et les moyens nécessaires à la réalisation des pistes d’actions discutées.  Afin de clore le second objet du projet sur le processus de délimitation des territoires de villages (DTV), Interpeace et Indigo Côte d’Ivoire organiseront un autre forum national qui aura lieu le 31 mars à Abidjan.

Interpeace présente la consolidation de la paix en ligne pour les communautés transfrontalières en Afrique de l'Ouest

En temps normal, les équipes d'Interpeace facilitent le dialogue physique entre les communautés le long de la frontière Mali-Burkina Faso pour les aider à résoudre leurs conflits de manière pacifique. Mais, avec les restrictions imposées par les pays pour contenir la propagation du Covid-19, Zoom est devenu la nouvelle plateforme de dialogue entre communautés éloignées.

« Même si la situation idéale était de pouvoir rassembler les gens dans des espaces de dialogue où ils peuvent interagir physiquement, avoir ces réunions via Zoom a été une alternative difficile mais réussie pour surmonter les contraintes imposées par la Covid-19 », a déclaré Yann Marius Soma, chercheur à Interpeace Burkina Faso.

La recrudescence des conflits sur les ressources et l'émergence de groupes de défense autonomes locaux dans la région de Sikasso-Hauts Bassins qui s'étend du sud-est du Mali à l'ouest du Burkina Faso fait craindre des affrontements violents majeurs. En raison des tensions croissantes entre les communautés de l'autre côté de la frontière et de la présence limitée des forces de sécurité et de défense nationales dans la région, Interpeace a commencé à mettre en œuvre un projet de consolidation de la paix transfrontalier, en janvier 2020, pour favoriser la cohésion sociale et prévenir la violence.

La pandémie de Covid-19 a cependant perturbé certaines activités physiques de cette initiative intégrée de consolidation de la paix en privant les populations d'interactions sur site. Aujourd'hui, celles-ci se sont déplacées en ligne pour maintenir le contact social et améliorer la cohésion entre les communautés tout en gardant une distance physique sûre.

« Les téléconférences ont offert à notre équipe de recherche un espace pour poursuivre les consultations transfrontalières qui ont commencé il y a un an. Cette première expérience doit être consolidée pour résoudre les défis liés aux restrictions de déplacements de part et d'autre de la frontière pendant cette pandémie de Covid-19 », a déclaré Fatoumata Mah Traoré, chercheur à l'Institut malien de recherche action pour la paix (IMRAP).

Au total, 164 personnes de quatre communes du Mali et du Burkina Faso ont participé aux séances de dialogue virtuel. Quatre-vingt-cinq d’entre elles venaient de Napasso, Bezansso, Kohony, Hèrèmakono, Kouloukan et Missidougou – qui sont tous des villages reculés des communes de Danderesso et Finkolo au Mali. Les 79 autres participants venaient des villages de Koloko, Sifarasso, Sintasso, Sindo, Gondaga et Fanfiélà dans les communes de Koloko et Sindo au Burkina Faso.

« Se parler par téléconférence ne nous a pas empêchés de nous exprimer ou de dialoguer avec nos frères du Mali. Tout ce que nous avons dit ce matin venait du cœur. Même devant les Maliens, c'est exactement ce que nous allions dire », a expliqué Traoré Adama, qui représentait le chef du village de Sindo.

Et d'ajouter : « Compte tenu de la tension qui a commencé à monter au cours de la discussion, si nous nous étions rencontrés physiquement, la colère se serait emparée de certaines personnes. Le dialogue d'aujourd'hui était vraiment bon tel qu'il est arrivé ».

Nos équipes au Mali et au Burkina Faso ont parfois été confrontées à des défis logistiques qu'il s'agisse d'une mauvaise connexion Internet ou de difficultés à faciliter ces réunions en ligne à distance – mais se sont constamment adaptées pour les surmonter.

« Je vous remercie pour cette initiative. Animer une rencontre virtuelle entre les différents villages frontaliers est la preuve de votre engagement pour la réussite de ce projet. Nous avons utilisé cet espace pour nous exprimer sans traverser la frontière », a déclaré Sidiki Dao, l'un des participants au Mali.

Les téléconférences ont été organisées en deux phases. La première s'est déroulée du 15 au 18 février et la seconde du 23 au 26 février 2021. Au total, huit groupes de discussion ont participé aux réunions en ligne, engageant des dialogues qui ont duré quatre heures par jour. Cette initiative transfrontalière de consolidation de la paix d'une durée de deux ans a été lancée en janvier 2020 et est mise en œuvre en partenariat avec l'IMRAP, avec le soutien financier de la Fondation PATRIP.

Développer un baromètre participatif pour améliorer la gouvernance de la justice en Guinée-Bissau

La justice en Guinée-Bissau est considérée comme la pierre angulaire de la paix entre citoyens. Cependant, le mauvais fonctionnement et la mauvaise administration du système judiciaire, combinés à des problèmes de corruption et d'impunité généralisée, ont entravé la gouvernance efficace du secteur de la justice dans le pays. Les pratiques traditionnelles ou informelles de justice sont très appréciées par la population en Guinée-Bissau et sont profondément ancrées dans les coutumes des différentes communautés qui comptent sur elles pour la résolution de nombreux conflits. Bien que ces pratiques offrent des avantages en termes de coûts et d'accessibilité physique, des recherches ont montré comment ces mécanismes de résolution des conflits affectent de manière disproportionnée les secteurs vulnérables de la population.

Le secteur de la justice en Guinée-Bissau est donc très complexe et caractérisé par une pluralité de pratiques, où le système de justice formel coexiste avec des structures informelles et traditionnelles. L'insatisfaction générale à l'égard du secteur, causée par des facteurs et des acteurs négatifs, tant dans les pratiques formelles qu'informelles, souligne la nécessité d'une amélioration. Au cours de la dernière décennie, le secteur de la justice a fait l'objet de réformes, mais le processus s'est heurté à des difficultés récurrentes dans sa mise en œuvre. Dans ce contexte, Interpeace et son partenaire local Voz di Paz ont cherché à créer de nouveaux mécanismes et capacités pour une citoyenneté active, habilitée à suivre, de même qu’évaluer et défendre des politiques publiques adéquates dans le secteur de la justice. Un point de départ essentiel a été l'établissement d'un baromètre participatif pour fournir des données crédibles, indépendantes et représentatives sur la situation dans le pays, afin de contribuer à une participation accrue des citoyens à la gouvernance locale de la justice.

The report entitled, “Sintidu di justisa” (The Sense of Justice) - Participatory barometer on the perceptions and experiences of the population: How to improve the governance of justice in Guinea-Bissau, presents the results of a research process carried out across the country between September 2018 and February 2020, engaging more than 4,250 people, including 3,400 direct interviews in 180 communities. The report highlights the main elements that make up the different dimensions of the justice sector, to better understand issues as the concept of justice, access to justice, the experience with justice proceedings, the role of citizens and the role of traditional justice mechanisms. Moreover, a gender analysis was also carried out as part of the initiative.

The overall findings of this initiative aim to provide a strong basis for structural improvements of the justice sector in Guinea Bissau. Participants described the formal justice procedures as neither sufficiently transparent nor egalitarian and identified some of the major obstacles preventing good governance in the justice sector, including corruption, limited access to justice, social and economic inequality, and a lack of trust in the judiciary system. Expressions like “Guinea-Bissau's justice is applied only to the poor” demonstrate the population's perception of the justice system – 55% of the participants think there is a lot of interference by influential people and 47% think influential people have a lot of impunity. While the fact that half of the population (54%) does not feel safe to report or testify, sheds light on real obstacles in justice practices.

Le baromètre ne montre pas seulement les défis et les faiblesses institutionnelles du système judiciaire bissau-guinéen, mais il met également en évidence les éléments du secteur judiciaire les plus pertinents pour la population. La grande majorité de la population (91 %) pense que certains conflits sont mieux résolus par la justice traditionnelle, qui est considérée comme la meilleure forme de résolution des conflits par 61 %, en raison de sa capacité de réconciliation et de sa connaissance de la réalité. En conséquence, la majorité de la population insiste sur le fait que le système judiciaire formel doit trouver des moyens de collaborer avec le système traditionnel dans la résolution des conflits. Par conséquent, les résultats du baromètre n'indiquent pas une dichotomie ou un conflit entre la justice formelle et la justice traditionnelle. Au contraire, ils signalent le besoin urgent d'un travail collaboratif et coordonné entre les deux systèmes.

En ce sens, l'étude formule également des recommandations, des solutions, des mesures et des actions essentielles pour réaliser les changements nécessaires dans le secteur de la justice afin de développer un système plus efficace et répondant aux besoins de la population.

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Sintidu di justisa – Participatory barometer on the perception and experience of the population: How to improve the governance of justice in Guinea-Bissau

With the goal of strengthening the capacities of citizens, civil society organizations and local authorities to assess local governance of justice in Guinea-Bissau, Voz di Paz and Interpeace carried out a participatory barometer, unprecedented in the country. The Sintidu di Justisa report presents the results of the national survey and participatory analysis, setting out the main conclusions and recommendations