Bulletin 2: Baromètre de Stabilité du contexte politique et Electorale en Côte d’Ivoire (BaSE-CI)
Dans le cadre du Projet: Renforcement des mécanismes communautaires de veille préventive et réponse rapide au risque de violence électorale en Côte d’Ivoire (PREVEL) soutenu par l’Union Européenne, Interpeace, Indigo Côte d’Ivoire et SeeD, ont initié un Baromètre de Stabilité du contexte politique et Électoral en Côte d’Ivoire.
À l’instar du premier bulletin produit après un premier sondage d’opinion, intervenu en juin 2025, celui-ci procède d’une enquête réalisée, selon les mêmes principes méthodologiques auprès de 5 070 personnes consultées en septembre à travers les 14 districts dupays.
Pour rappel, le baromètre (BASE-CI) mesure la tendance à la violence politique et partant, indique les régions où l’on trouve les niveaux potentiels de violence les plus significatifs, les profils d’acteurs associés à la production de la violence et les facteurs (indicateurs) contribuant à cette tendance à la violence politique.
Note d’orientation: Vers une approche intégrée de la gestion des traumatismes pour la paix et le développement au Burundi
Depuis plusieurs décennies, le Burundi s’est efforcé de reconstruire une société apaisée après des cycles répétés de crises et de violences qui ont profondément affecté sa population et le tissu social. Si les blessures visibles se sont peu à peu refermées, les séquelles invisibles — psychologiques, émotionnelles et sociales — ont continué de fragiliser la cohésion nationale et d’entraver les efforts de paix et de développement.
Cette note d’orientation vise à renforcer la compréhension du lien entre guérison des traumatismes, cohésion sociale et développement, et à encourager l’adoption d’une approche intégrée de la santé mentale et du soutien psychosocial (MHPSS) dans les politiques publiques et programmes nationaux.
Elle s’appuie sur les enseignements tirés du projet Synergies pour la Paix, mis en œuvre par Interpeace et ses partenaires nationaux — CENAP, BLTP, ICB, Yaga et Jimbere Magazine — avec le soutien des gouvernements des Pays-Bas et de la Suisse.
Ce programme, mené entre 2019 et 2025, visait à contribuer à la réconciliation et à une gouvernance inclusive et responsable capable de répondre aux priorités de paix et de développement du Burundi.
Son approche reposait sur trois axes complémentaires :
- La guérison des traumatismes et la promotion de la santé mentale communautaire ;
- Le renforcement d’une gouvernance inclusive et sensible aux questions de genre et de jeunesse ;
- La mobilisation citoyenne pour une participation accrue à la vie politique, sociale et économique.
Fruit de plusieurs années de mise en œuvre sur le terrain, cette note met en évidence les leçons apprises, les réussites et les défis liés à l’intégration des approches de santé mentale et de guérison des traumatismes dans les efforts de consolidation de la paix.
Elle présente enfin des recommandations concrètes à l’attention du gouvernement burundais et de ses partenaires techniques et financiers, afin de renforcer une réponse collective, cohérente et durable face à l’impact persistant des traumatismes sur la société burundaise.
Etat des lieux des dynamiques liées à la violence politique en Côte d’Ivoire: Synthèse de cinq années de recherche à l’aide de la méthodologie SCORE (2020-2025)
Depuis 2020, l’outil d'évaluation SCORE, développé par SeeD, est mobilisé par Interpeace, Indigo Côte d’Ivoire et SeeD dans divers processus soutenus par l’Union Européenne en Côte d’Ivoire.
Il a notamment a été mis en œuvre de 2020 à 2025 pour étudier et analyser les dynamiques sociales liées à la violence politique et électorale dans le pays. Ce processus a conduit les équipes à parcourir chacun des 14 districts et chacune des 31 régions du pays, afin de documenter les dynamiques locales et transversales dans l'objectif de mieux comprendre les causes et les mécanismes menant à l'apparition de la violence en contexte communautaire pour des raisons électorales.
Au total, un échantillon représentatif de 13 000 répondants a été interrogé, avec une représentativité assurée à l’échelle des districts, ainsi que selon les critères d’âge et de genre. La présente note, synthèse de cinq années de recherche à l’aide de la méthodologie SCORE (2020-2025), présente l’Etat des lieux des dynamiques liées à la violence politique en Côte d’Ivoire.
Bulletin: Baromètre de Stabilité du contexte politique et Electorale en Côte d’Ivoire (BaSE-CI)
Dans le cadre du Projet: Renforcement des mécanismes communautaires de veille préventive et réponse rapide au risque de violence électorale en Côte d’Ivoire (PREVEL) soutenu par l’Union Européenne, Interpeace, Indigo Côte d’Ivoire et SeeD, ont initié un Baromètre de Stabilité du contexte politique et Électoral en Côte d’Ivoire.
Ce baromètre est un outil de veille, d'observation de long terme du contexte sociopolitique et d'alerte précoce, ayant aussi vocation à informer la décision et orienter les actions de prévention de la violence politique et électorale. Il permet d’identifier, à un instant donné, les signaux comportementaux et contextuels indiquant un risque immédiat de basculement dans la violence, notamment lors de phases critiques comme les périodes électorales. Concrètement, il permet de mesurer la Tendance à la Violence Politique (TVP), qui est un indicateur permettant de mesurer la propension des individus à recourir à la violence dans un contexte politique tendu.
Déployé sur les 14 districts de la Côte d’Ivoire auprès de plus de 5 000 ivoiriens, il sera administré en trois phases.
Ce bulletin donne ainsi des tendances précises et localisées sur les risques de basculement dans la violence si certaines conditions sont réunies à travers des indicateurs précis. Elle dégage aussi des zones d’intérêt au regard du niveau élevé de la TVP ou de certains indicateurs critiques.
Renforcer le bien-être psychosocial pour une paix durable : analyse participative de l’impact de la crise sécuritaire sur la santé mentale, la cohésion sociale et les moyens de subsistance des populations de la région des Cascades
Cette analyse démontre que, dans le contexte de la présence de groupes armés extrémistes tel que dans la région du Sahel, les individus sont particulièrement vulnérables au stress post-traumatique en raison de la nature violente et imprévisible des conflits.
Réalisée dans la région des Cascades, au Burkina Faso, auprès de 1 155 personnes réparties dans toutes les communes ciblées, cette étude met en évidence que le fait d’être victime d’agressions physiques, d’enlèvement ou de séquestration, d’être témoin d’un assassinat, ou encore d’être contraint au déplacement forcé et à l’abandon de ses biens constitue autant de facteurs générateurs de symptômes de stress post-traumatique.
Elle révèle également une corrélation entre la prévalence des troubles mentaux, la cohésion sociale et les moyens de subsistance. C’est pourquoi elle conclut que les interventions doivent intégrer ces trois dimensions : agir concomitamment sur la prévention du stress post-traumatique, le renforcement des relations sociales et le soutien au relèvement socio-économique des personnes rendues vulnérables par la crise sécuritaire.
De la participation à l’appropriation locale
De février 2022 à octobre 2023, dans le cadre du Consortium médiation, sous le projet « Soutien à la médiation pour la résilience et la paix en Ituri et au Grand-Nord Kivu »financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Interpeace, Pole Institute, Action pour la paix et la concorde (APC) et le Centre pour la coopération internationale de la New York University, plusieurs activités ont été menées. Elles allaient de consultations, à une recherche action participative en passant par le renforcement des capacités des acteurs locaux et l’accompagnement des processus de médiation/dialogues.Toutes s’inscrivaient derrière la stratégie nationale du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) et les Plans opérationnels provinciaux de ce dernier, dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri. Tandis que la période de mise en œuvre du projet touche à sa fin, les partenaires du consortium, en consultation avec les médiateurs soutenus et d’autres parties prenantes, ont identifié dix leçons apprises au cours du processus de médiation en Ituri et à Beni. Ce rapport présente celles-ci ainsi que les dispositifs qui les ont portées. Il comprend également des descriptions de changements et d'impacts importants auxquels le projet a pu contribuer dans les zones d'intervention. En partageant ces enseignements, nous espérons qu'ils contribueront à la compréhension du rôle des médiateurs internes et de la manière dont les communautés internationales et nationales peuvent soutenir ces acteurs dans leurs efforts de prévention et de résolution des conflits.