FINANCE FOR PEACE - INTERPEACE AND MIRABAUD MARK 10 YEARS OF THEIR PARTNERSHIP FOR PEACE DURING "BUILDING BRIDGES" WEEK

Genève, le 29 novembre 2021 – En 2011, un partenariat de long terme s’est noué entre Interpeace – organisation internationale de consolidation de la paix – et Mirabaud. Alors qu’un mouvement global sans précédent imprime sa marque sur la finance durable, les efforts de paix doivent être aussi au centre des préoccupations. Vecteur essentiel pour le développement durable, la paix favorise la stabilité, la croissance et la prospérité des pays. Sans paix, pas de croissance économique et sans croissance économique inclusive, pas de paix durable.


Les zones de conflit sont de plus en plus nombreuses. Elles concernent aujourd’hui près de 57 pays considérés comme fragiles, soit 1,8 milliard de personnes en 2021 (2,3 milliards en 2030) ou 85% des populations les plus pauvres du monde. Près d’un tiers des habitants de notre planète sont confrontés à des situations de conflits et donc de pauvreté et de misère économique.


« Trop souvent, la fragilité et les conflits récurrents empêchent toute avancée soutenue de développement dans ces pays. Pire, ils dissuadent les investissements. Il est essentiel de pouvoir mieux lier le travail de paix (l’objectif de développement durable numéro 16) et les investissements privés », explique le président d’Interpeace, Scott Weber.


C’est dans ce contexte, qu’il y a 10 ans, Mirabaud et Interpeace ont bâti un partenariat innovant par la mise en place d’un fonds de partage investissant dans les pays émergents. « Ces pays peuvent être porteurs d’une croissance importante mais celle-ci peut être freinée, voire empêchée par des conflits récurrents. Il nous paraissait donc naturel de nouer un partenariat avec une organisation comme Interpeace qui appuie des processus de paix endogènes et favorise ainsi les conditions d’une paix et de stabilité durables » explique Lionel Aeschlimann, CEO de Mirabaud Asset Management.


« Ce soutien stratégique de Mirabaud et de ses clients a permis de répondre concrètement à des situations de vulnérabilité et de pouvoir être plus réactifs lorsqu’il le fallait » précise Scott Weber.


Via un fonds de partage, Mirabaud permet à ses clients d’orienter une partie des profits vers Interpeace tandis que le gérant d’actifs fait de même d’une partie de ses frais.


« Nous sommes fiers de soutenir Interpeace depuis 10 années. Ce partenariat permet de fédérer nos clients et le groupe Mirabaud autour d’une démarche commune » ajoute Lionel Aeschlimann. « Un soutien sur la durée est fondamental dans le cadre des processus de paix. »


« Cette structure de fonds alliant performance et durabilité permet aux investisseurs souhaitant atteindre cet objectif, d’avoir un accès facilité vers cette cause de la paix », résume Lionel Aeschlimann. « Genève, de par son expertise financière et internationale, peut jouer un rôle central dans ce défi » ajoute-t-il.

Dix ans après la mise en place de ce partenariat, un mouvement combinant finance et durabilité est désormais bien établi comme en témoigne la tenue à Genève de la Conférence Building Bridges du 29 novembre au 2 décembre prochain. « En mettant en place ce mécanisme il y a dix ans, Mirabaud a fait preuve d’une véritable vision sur la manière dont la finance peut soutenir des efforts de paix et nous sommes heureux de pouvoir continuer sur cette lancée » explique Scott Weber. Interpeace dévoilera en effet les contours de son initiative « Finance pour la Paix » lors d’un panel le 1er décembre dans le cadre de Building Bridges. Ce projet vise à continuer à rapprocher les mondes de la finance, du développement et de la paix et se déclinera dans une plateforme de collaboration, d’action et de recherche afin de développer de nouveaux produits financiers favorables à la paix. Objectif: contribuer à un véritable marché mondial d’investissement de la paix.


Fondée en 1994 par l’ONU, Interpeace est une organisation internationale pour la consolidation de la paix basée à Genève. Elle soutient des processus de paix endogènes dans plus de 20 contextes et appuie la communauté internationale et en particulier les Nations Unies pour renforcer leurs stratégies d’interventions dans les contextes fragiles.
Son objectif est de soutenir les communautés afin qu’elles puissent résoudre elles-mêmes leurs conflits et parvenir à une paix durable, sans imposer de solutions venant de l’extérieur dans les pays affectés.


Interpeace
Interpeace est une organisation internationale pour la consolidation de la paix. Au bénéfice de plus de 25 ans d’expérience, elle mène des processus de consolidation de la paix et appuie les efforts de la communauté internationale et en particulier des Nations Unies dans leurs efforts de paix. Interpeace a été officiellement reconnue comme organisme international par le Conseil fédéral suisse en 2018. Interpeace a son siège à Genève, en Suisse, et est présente dans plus de 20 contextes fragiles dans le monde.


Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.interpeace.org/fr

 

Mirabaud Asset Management
Avec des bureaux à Genève, Zurich, Londres, Luxembourg, Paris et Madrid, la division de gestion d’actifs du Groupe Mirabaud se concentre exclusivement sur la gestion de fonds et les services de conseil.
Ses capacités d’investissement comprennent :

Dans tous ses investissements, Mirabaud Asset Management privilégie une philosophie de gestion active et à forte conviction, en vue de générer des rendements à long terme ajustés au risque. L’accent placé sur la gestion du risque et l’engagement envers les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance sont profondément ancrés dans les valeurs de Mirabaud.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.mirabaud-am.com

 

The Mirabaud Group
Le Groupe Mirabaud a été fondé à Genève en 1819. Fort de ses quatre valeurs cardinales - Indépendance, Conviction, Responsabilité et Passion - il s’est développé au fil du temps pour constituer un groupe international proposant à ses clients des services financiers et des conseils personnalisés dans différents domaines d’activité. Il s’est spécialisé dans le Wealth Management (gestion de portefeuille, conseils en investissements et services aux gérants de patrimoine indépendants), l’Asset Management (gestion institutionnelle, gestion et distribution de fonds) ainsi que dans des services financiers hautement qualifiés (equity research, conseil aux entreprises et intermédiation).


Depuis toujours, Mirabaud s’engage fortement en matière de responsabilité et de durabilité. Cela se reflète dans ses interactions avec ses clients, ses employés et la société dans son ensemble. Signataire des Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations Unies depuis 2010, Mirabaud détient la meilleure note dans ce domaine grâce à sa gouvernance et sa stratégie globale engagée.


Le Groupe emploie quelque 700 collaborateurs et compte des bureaux en Suisse (Genève, Bâle et Zurich), en Europe (Londres, Luxembourg, Paris, Madrid, Barcelone, Valence et Séville) et dans le reste du monde (Montréal, Dubaï, Abou Dabi, Montevideo et São Paulo).


Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : www.mirabaud-am.com

 

Contact

Frédérique Vigezzi
M. +33 7 88 32 05 87
frederique.vigezzi@gen-g.com

Gen G 15 rue Le Sueur 75116 Paris, France www.gen-g.com
Partner der Dynamics Group

Luvini Ranasinghe
T. +41 79 475 64 95
ranasinghe@interpeace.org

Interpeace
Maison de la Paix
2E Chemin Eugène-Rigot
1202 Genève, Suisse

Lydia Albrecht
T. +41 58 816 27 79
F. +41 58 816 33 90
lydia.albrecht@mirabaud.com

MIRABAUD & Cie AG
Boulevard Georges-Favon 29
1204 Genf, Schweiz

 

 

 

 

République démocratique du Congo : la cohésion sociale au centre du dialogue de paix intercommunautaire au Sud-Kivu

Le grand défi pour les acteurs de la paix en République démocratique du Congo (RDC) consiste à créer les conditions de la cohésion sociale – en particulier dans les communautés des hauts plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga dans la province du Sud-Kivu, où un conflit intercommunautaire persistant sur la terre, le pouvoir, l'identité et la citoyenneté a déchiré les sociétés.

Faciliter un retour à la cohésion sociale et à une paix durable à Fizi, Uvira et Mwenga a été la principale raison pour laquelle le gouvernement congolais, Interpeace et ses partenaires ont organisé un dialogue inclusif de toutes les parties prenantes pour s'attaquer aux causes profondes de la violence.

Intensified intercommunal clashes between a group of militias, known as the Mai-Mai, from the Bafuliru, Babembe and Banyindu communities and armed groups affiliated to the Banyamulenge community have severely disrupted social cohesion. The Mai-Mai group of militias who consider themselves as “indigenous” Congolese are fighting the cattle-herding Banyamulenge community - often labelled as outsiders due to their Rwandan origin. Continuous violence has led to widespread killings, looting, burning down of villages and large-scale displacement across South Kivu’s highlands.

« Quand on fait la guerre à votre voisin, personne ne gagne. Tout le monde est perdant », a déclaré Pacifique Borauzima, représentant d'Interpeace en RDC.

Le dialogue à Kinshasa, du 29 au 31 mars 2021, entre les communautés en conflit – les Babembe, Bafuliru, Babuyi, Banyamulenge, Barundi, Banyindu et Bavira – a également vu la participation de représentants des groupes armés, de chefs religieux, d'hommes politiques et de représentants du gouvernement, des acteurs de la société civile et de la paix, entre autres.

Lors de la réunion, les représentants du gouvernement ont expliqué aux participants ce qu'il faut pour revenir à une coexistence pacifique dans les communautés déchirées par le conflit.

« Si tout le monde disait : ' la paix est mon affaire, mon voisin n'est pas mon ennemi ; si mon voisin vit en paix, je vivrai aussi en paix ; si mon voisin prospère, je le ferai aussi ', alors nous pourrons atteindre la paix que nous recherchons », a déclaré Bahati Lukwabo, président du Sénat de laRDC. Les participants ont convenu que l'engagement de chacun est nécessaire pour faire face à la menace croissante à la paix et à la sécurité dans les communautés dans les hauts plateaux du Sud-Kivu. Dans une note, les femmes leaders qui ont participé au dialogue ont appelé à un accord de paix efficace entre celles-ci.

« Les femmes du Sud-Kivu présentes dans cette salle sont fortement engagées pour le retour de la paix et de la sécurité », a déclaré Marie Amisi Misukyo, directrice du groupe de femmes Solidarité de Femme de Fizi.

Ce mémo symbolise également la résilience des femmes à surmonter la violence et les risques de sécurité accrus auxquels elles sont confrontées dans la région. « Il y a un énorme fossé entre prendre des engagements et les mettre en œuvre. Nous attendons de vous un changement de comportement pour le retour de la paix, de la sécurité et du développement », a déclaré Gilbert Kankonde Malamba, vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur.

Et d'ajouter : « les hauts et moyens plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga/Itombwe brûlent maintenant et les cris des enfants et des femmes entre autres devraient nous interpeller. La violence a amplifié la crise au lieu de la résoudre.

S'appuyant sur les tentatives précédentes de dialogue au Sud-Kivu, l'événement de trois jours à Kinshasa a ouvert un espace inclusif pour un dialogue de paix intercommunautaire continu entre les sept communautés de Fizi, Uvira et Mwenga qui se combattent. Les représentants des communautés ont tenu des réunions bilatérales, rédigé et approuvé des rapports de leurs discussions, s'engageant dans un processus pacifique.

The Kinshasa dialogue was hosted by the Congolese central government and Interpeace, together with partners, Action pour le Développement et la Paix Endogènes (ADEPAE), Solidarité des Volontaires pour l'Humanité (SVH), Réseau d'Innovation d'Organisationnelle (RIO) and Radio La Benevolencija (RLB) - within the framework of an Interpeace project that seeks to design a roadmap for peace in the highland communities of Fizi, Uvira and Mwenga (Itombwe).

Le projet a débuté en janvier 2020 et est soutenu par le bureau du secrétariat d’Etat britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au développement enRDC . Ce dialogue de Kinshasa a également été rendu possible grâce à une contribution d'Affaires mondiales Canada. En mars 2020, le projet a soutenu un processus de paix qui a conduit à la signature d'un accord de cessez-le-feu par 22 groupes armés.

Préalablement au dialogue de Kinshasa, une réunion préparatoire s'est tenue à Uvira du 10 au 12 mars 2021. Elle a rassemblé des représentants des différentes communautés et des responsables provinciaux et nationaux pour définir l'objectif, l'agenda et l'approche pratique du processus de dialogue intercommunautaire.

Interpeace et ses partenaires continueront d'impliquer les parties prenantes nationales, provinciales et locales dans le processus de renforcement de la cohésion sociale et d'instauration d'une paix durable.

Un voyage de la violence au dialogue dans le nord du Kenya

Le conflit récurrent entre les communautés Garre et Murulle dans le comté de Mandera au Kenya a perturbé la cohésion sociale et la vie communautaire pendant des années. Les deux communautés du nord-est du Kenya ont subi un cycle répété de violence entraînant des pertes en vies humaines, des dommages matériels et des proches blessés. Récemment, les deux communautés ont décidé de se parler au lieu de se battre, transformant ainsi une situation violente en un processus pacifique.

« J'ai perdu mon frère à cause de la tension entre la Garre et la Murulle. En tant que leader et membre de la communauté, je suis ici pour assister à ce processus et pour plaider en faveur de la paix », a déclaré Abdullahi Siyad, membre honorable de l'Assemblée du comté de Lafey Ward.

Garre - Murulle Accord. Photo credit: NCIC - Interpeace

Les communautés Garre et Murulle ont vécu ensemble en paix, partageant un héritage ancestral commun, des coutumes, une religion, des valeurs et des ressources, jusqu'en 1983 lorsqu'un différend sur les pâturages et l'eau a coûté plusieurs vies, détruit des biens et perturbé la cohésion sociale. En décembre 2004, la violence a de nouveau éclaté après des décennies de tensions persistantes. Plus de 100 personnes sont mortes et des milliers d'autres ont été déplacées. Un arrangement connu sous le nom d'Accord d'Umul a été conclu pour mettre fin à la violence. Cependant, l'échec de la mise en œuvre complète de celui-ci a ouvert la voie à de nouvelles violences en 2008, forçant l'armée kényane à intervenir.

In July 2020, renewed tension between the Garre and Murulle communities over ownership of Yado/Yatho - a village along the Kenya-Somalia border – led to an arson attack on 11 houses and a school in the disputed village by suspected Murulle militia.

Face à l'escalade des tensions, Interpeace et son partenaire la Commission nationale pour la cohésion et l'intégration (NCIC) sont intervenus pour faciliter un dialogue de trois jours en août 2020, en collaboration avec le gouvernement du comté de Mandera pour résoudre le conflit. Un comité de 20 membres comprenant des représentants des deux communautés et du gouvernement du comté et des acteurs de la paix a été sélectionné pour discuter des causes du conflit et recommander une résolution pacifique. Le dialogue de paix s'est terminé le 15 août 2020, avec la signature d'un arrangement connu sous le nom d'accord de paix de Grenade I.

Interpeace Country Representative, Hassan Ismail. Photo credit: NCIC - Interpeace

Cependant, l'accord n'a pas immédiatement mis fin à la tension. À la suite d'attaques sporadiques et de représailles, l'équipe de consolidation de la paix du NCIC et d'Interpeace a facilité des rassemblements publics pour la paix dans les villes d'Elwak et de Lafey, en octobre 2020. Ce dispositif visait à réduire la tension et à lancer un processus de paix à long terme pour s'attaquer aux moteurs sous-jacents du conflit. Ces rassemblements pour la paix très fréquentés étaient dirigés par le gouverneur du comté de Mandera, ainsi que par le commissaire du comté et des membres du parlement national des communautés en conflit de Garre et de Murulle.

Deadly attacks in November 2020 prompted another dialogue at the beginning of December between the two communities to encourage a ceasefire over the Yado/Yatho conflict. The meeting ended with yet another peace agreement known as the Granada II peace agreement, and a commitment given by both communities through their leaders - Sultan Ali Nur Sheikh Ibrahim and Sultan Mohamud Khalif Ali – to implement the agreed resolutions.

L'accord de Grenade II a renforcé l'accord de cessez-le-feu précédent et a propulsé le processus de paix à une étape essentielle où les deux parties en conflit ont convenu d'avoir un médiateur tiers pour résoudre leur différend de dix ans sur la propriété du village de Yado/Yatho. Les deux communautés ont convenu d'inviter un religieux influent basé à Nairobi, le cheikh Mohamed Abdi Umal, pour arbitrer le conflit entre les Garre et les Murulle.

The arbiter, Sheikh Umal. Photo credit: NCIC - Interpeace

« La demande des deux communautés pour qu'un médiateur externe vienne les aider à parvenir à un consensus pour résoudre leurs différends historiques montre qu'en effet notre programme de consolidation de la paix dans la région porte ses fruits », a déclaré Hassan Ismail, représentant d'Interpeace Kenya.

Et d'ajouter : « Lorsque nous avons lancé notre programme de consolidation de la paix dans le nord-est du pays, les communautés utilisaient principalement la violence pour résoudre leurs différends. Les communautés commencent maintenant à adopter le dialogue, la paix et la cohésion comme alternative à cette violence. C'est un pas dans la bonne direction. »

Cheikh Abdi Umal avait auparavant négocié l'accord de paix d'Umul qui a mis un terme à des décennies d'affrontements meurtriers entre les deux communautés. Les Murulle et Garre se sont engagés à accepter le verdict du médiateur et de son équipe, quelle que soit la communauté qu'il favorise.

« Les médiateurs ont écouté les deux parties. Nous avons consenti à respecter les résolutions. Nous accepterons la décision et la mettrons en œuvre, qu'elle soit amère ou douce », a déclaré Abdinassir Maalim Adan, un représentant de la communauté Murulle.

Ils ont également invité l'équipe du NCIC et d'Interpeace à se joindre au gouvernement du comté de Mandera pour faciliter le processus d'arbitrage. L'accord a été une percée dans le processus de paix et une première étape importante vers la réduction et finalement la fin de la violence.

« Nous avons eu amplement le temps de discuter et de trouver des solutions à nos différences avec nos frères de la communauté Murulle. Nous sommes prêts à accepter les résolutions et à œuvrer pour une paix durable dans la région », a expliqué Sultan Alinoor Ibrahim de la communauté de Garre.

Le 8 février 2021, l'équipe de consolidation de la paix du NCIC et d'Interpeace s'est associée au gouvernement du comté pour organiser une réunion de toutes les parties prenantes pour signer les résolutions de l'arbitrage entre les communautés Garre et Murulle, s'engageant dans le processus de paix.

« C'est un bon modèle de paix et de réconciliation. Je crois que cela servira de motivation pour d'autres communautés et régions du pays. Le voyage a été en effet très long, car le processus a été encombré de plusieurs manières. Nous tenons à remercier le Cheikh Umal pour avoir dirigé ce processus et toutes les parties prenantes, tant les gouvernements locaux que nationaux, notre partenaire Interpeace ainsi que le NCIC », a déclaré le Dr Samuel Kobia, président du NCIC, ajoutant que « nous travaillerons main dans la main pour garantir que le processus qui vient de s'achever porte une paix durable.

L'accord a été nommé « Accord d'Umal II, 2021 » et a été signé, entre autres, par des représentants des deux parties en conflit, des anciens de la communauté, des représentants des gouvernements locaux et nationaux, des dirigeants politiques et le président de la Commission nationale pour la cohésion et l'intégration.

« Nous rédigeons actuellement une matrice pour la mise en œuvre des résolutions qui seront discutées par les différentes parties prenantes », a déclaré M. Ismail d'Interpeace.

L'unité apporte la stabilité – leçons tirées des efforts de réconciliation dans la région de Galmudug en Somalie

La réconciliation et la formation de l'État dans la région de Galmudug en Somalie ont été grandement contestées par de multiples facteurs. Entre 2015-2019, la situation à Galmudug s'est aggravée car la région a été divisée en deux, avec des administrations distinctes basées à Dhumasareb et à Adado. En 2019, le ministère de l'Intérieur, des Affaires fédérales et de la Réconciliation du gouvernement fédéral a lancé un processus visant à établir un nouvel État pour Galmudug. Après plusieurs tentatives infructueuses de réconciliation de la part de diverses parties, ce dernier processus a rencontré un certain succès.

Le rapport « Galmudug Reconciliation : Processes, Challenges, and Opportunities Ahead » présente les résultats d'une étude de terrain portant sur les caractéristiques des processus de réconciliation politique et sociale dans la région de Galmudug. L'étude a été menée entre juillet et septembre 2020 par Somali Public Agenda, avec le soutien d'Interpeace. Les données ont été obtenues sous la forme d'entretiens en personne et en ligne avec 21 parties prenantes clés, dont l'ancien Premier ministre de la Somalie, et ont été complétées par une littérature plus large. Le rapport met en lumière les réalisations du processus de réconciliation et aborde les défis restants pour favoriser une paix durable dans la région.

Les résultats montrent que le succès relatif des derniers efforts de réconciliation à Galmudug est dû à une combinaison de facteurs. Il illustre que l'inclusion au-delà des affiliations politiques est nécessaire pour que la réconciliation soit fructueuse. L'actuel président de l'État, Ahmed Abdi Kariye « Qoorqoor », élu en février 2020, est parvenu à un accord avec les candidats de l'opposition avant même son investiture, bien qu'ils aient boycotté l'élection elle-même. En s'adressant aux politiciens de l'opposition et en formant un cabinet d'État diversifié, Qoorqoor a donné l'exemple au reste du pays, garantissant que l'administration a fait des efforts importants pour être inclusive et ne pas se limiter à un groupe spécifique.

Malgré ces efforts de réconciliation prometteurs, l'État reste fragile et les défis auxquels il est confronté sont nombreux. Toute chance de succès doit être profondément enracinée dans l'inclusion, où les parties prenantes à tous les niveaux participent et coopèrent. Le rapport comprend un ensemble de considérations politiques sur les efforts de réconciliation politique et sociale pour aider à tirer parti des réalisations acquises dans la région, mais met également en évidence les défis possibles à venir. Ceux-ci incluent les prochaines élections fédérales, la nécessité d'une réforme du secteur de la sécurité, l'amélioration de l'accès à la justice et l'investissement dans les ressources en eau, entre autres facteurs.

Lisez le rapport complet ici.

Remembering Philip Thomas

It is with a profound sense of loss and extraordinary sadness that Interpeace was informed of the passing of our longstanding friend and IPAT Senior Associate Philip Thomas.

We would like to extend our deepest condolences to Philip’s wife and daughters and remain committed to support them in these difficult times.

Those of us who had the privilege of getting to know Philip, will remember him as a committed peacebuilder and a remarkable human being. At Interpeace, we feel thankful to have shared with Philip a part of his journey and witnessed his integrity and lifelong commitment to peace.

Philip was an extraordinarily wise and humble man. He knew how to challenge us to be a better version of ourselves. The whole Interpeace team will feel this loss intensely” said Scott Weber, Interpeace’s President.

For those of you who would like to express your condolences to Philip’s family, we have prepared a remembrance book in the following link:.

https://philip-thomas.muchloved.com 

NCIC and Interpeace hold first ever Nairobi Peace Talks

Nairobi, 14 November 2015

On Thursday November 12, the first ever Nairobi Peace Talks were held at the United Nations Office at Nairobi (UNON).

Jointly organized by the National Cohesion and Integration Commission (NCIC) of Kenya and Interpeace under the theme ‘I Contribute to Peace,’ the Talks provided an opportunity for people from various parts of the country and from different backgrounds to share their personal stories and experiences in contributing towards a more peaceful society.

Among the 11 speakers were Hon. Yusuf Hassan, the Member of Parliament for Kamukunji who survived a terror attack in 2012 and was re-elected by his constituents while recuperating in hospital; Ms Nardos Bekele-Thomas, UN Resident Coordinator and UNDP Resident Representative in Kenya; Dr. Abbas Gullet, Secretary General of the Kenya Red Cross Society; Hip-hop artist Julius “Juliani” Owino; Francis Kariuki, the “Tweeting Chief” from Lanet Umoja; Ms Josephine Kulea of the Samburu Girls Foundation (SGF); Peace Artist Solomon “Solo 7” Muyundo; Grassroots Peacebuilder Selline Korir; Environmental activist Ikal Ang’elei; writer and historian Zarina Patel; and Godfrey Odongo, the Deputy President of the National Children's Government.

The Nairobi Peace Talks were opened by the Director-General of the United Nations Office in Nairobi (UNON), Ms. Sahle-Work Zewde and speakers include government officials, parliamentarians, musicians, diplomats, civil society leaders and ordinary Kenyans. Prominent attendees at the event included Chief Justice Willy Mutunga; NCIC Chair Francis ole Kaparo; and His Excellency Dr. Ralf Heckner, Ambassador of Switzerland to Kenya, Uganda, Rwanda and Burundi.

The Peace Talks are an event series where speakers from different sectors share their personal stories, ideas and practical solutions to build peace. They began in 2013, with the first ever Geneva Peace Talks being co-organized by the United Nations Office at Geneva, the Geneva Peacebuilding Platform and Interpeace.

The Nairobi Peace Talks marked the first time the Peace Talks were held in Africa. The Talks came at a time when global news headlines are dominated violent conflict and instability, and provided an opportunity for Kenyans to see that everyone has a role to play in the promotion to peace, a common thread that ran through all the personal stories narrated by the eleven speakers. Interestingly, the Twitter hashtag #NairobiPeaceTalks was the number one trending topic in Kenya on Thursday. Considering that the Kenyan social media scene is often always dominated by issues related to competitive politics, this was a clear sign that the Kenyan people endorse peace.

The NCIC is a Kenyan government agency created to facilitate and promote equality of opportunity, good relations, harmony and peaceful coexistence between persons of different ethnic, colour, religious and racial backgrounds in Kenya and to advice the government thereof. The Commission was created following the post-election crisis that engulfed the country following the disputed December 2007 general elections, which laid bare long term issues such as poverty, inequitable distribution of resources, historical injustices and exclusion of segments of the Kenyan society that form the underlying causes of the post-election violence. The NCIC’s mandate includes advocating for cohesiveness among the diverse groups in the country and the prevention of discrimination on the basis of ethnicity.  The Commission pursues peacemaking as a central outcome of its work.

Interpeace is an international peacebuilding organization created by the United Nations in 1994 to find innovative solutions to conflict. The organisation is currently an independent non-profit organisation with a strategic partnership with the UN, at the moment supporting peacebuilding initiatives in 22 countries across Africa, Asia, Central America, Europe and the Middle East. The Interpeace regional office for East and Central Africa, based in Nairobi, supports peacebuilding efforts in Burundi, the Democratic Republic of Congo (DRC), Kenya, Rwanda and Somalia.

Resources:

The following resources are available online for those who were unable to attend the event:

Photo credit: Mwangi Kirubi for Interpeace

For more information please contact:

Contacts avec les médias :

Philip Emase,
Communications Officer, Eastern & Central Africa, Interpeace
Tel: +254722801966
emase@interpeace.org
Twitter: @InterpeaceECA
www.interpeace.org/fr

Rosemary Were
Commission nationale pour la cohésion et l’intégration (NCIC)
Tel: +254723404676
rwere@cohesion.or.ke
Twitter: @NCIC_Kenya
www.cohesion.or.ke

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